Nouveau débouché pour la 3D métal !

Photo by Tim Mossholder on Unsplash

Si Neil Armstrong est le premier homme à avoir marché sur la lune, Buzz Aldrin est apparemment le premier à… y avoir fait pipi, à l’aide d’un dispositif fixé à sa taille. Moins glorieux sans doute, cet acte n’en pose pas moins une question incontournable : comment faire pipi dans l’espace ? Cinquante ans plus tard, la NASA vient de consacrer 23 millions de dollars aux toutes nouvelles toilettes destinées à équiper la Station Spatiale Internationale.

Plus petites, plus légères, plus faciles à réparer… ces toilettes présentent en outre un avantage considérable et il n’y a pas trente-six façons de le présenter : elles permettent de faire en même temps « pipi » et « popo », ce qui jusqu’alors était impossible. Un petit pas pour l’homme peut-être mais un grand pas en avant pour la femme, chez qui ces deux fonctions corporelles sont plus difficiles à dissocier.

En outre, les tuyaux métalliques de ces toilettes de l’espace sont imprimés en 3D : après cela, qui osera encore dire que la fabrication additive métallique manque de débouchés ?

Pour en savoir plus : NASA finally made a toilet for women

50 nuances de gris

Lac Taupo, Nouvelle-Zélande, © Nathalie Pécoul

Quand l’inimaginable est devenu l’évidence, quand il est apparu clairement que le confinement n’était plus qu’une question de jours, l’insistance des journalistes à arracher des « oui » ou des « non » aux politiques est passée d’irritante à insupportable. C’est alors que mes oreilles ont levé le pied sur les infos.

S’il y a bien une leçon que j’ai retenue de mes études de sciences, c’est que la réalité est rarement noire ou blanche mais se compose plutôt à partir d’une vaste palette de gris. Le bon côté de la chose, c’est qu’il ne m’est pas très difficile d’admettre que « je ne sais pas ». Si on ne peut jamais tout savoir, on peut quasiment toujours apprendre. Le mauvais, c’est que j’ai un mal fou à supporter ceux qui pensent tout savoir ou, comme bien des journalistes au début de la crise, qui exigent que leurs interlocuteurs aient sur chaque sujet des réponses non seulement binaires mais encore définitives.

Début mars, je constatai avec consternation combien certains étaient éloignés de la réalité scientifique et plus largement, de celle du monde qui nous entoure, incertain et changeant. Un peu plus tard, je tombai sur un article de Darren Saunders, Professeur associé à l’Université de Nouvelle-Galles du Sud à Sydney, qui fut une révélation, ce que les anglo-saxons appellent joliment le « aha moment ».

Vous pourrez le lire ici ou vous contenter des conclusions à savoir que nous devons, en tant que société, intégrer plus sereinement le doute et l’incertitude dans les affaires publiques, politiques et économiques. La crise sanitaire actuelle montre que s’en tenir à une ligne spécifique ne fonctionne pas dans une situation mouvante et dynamique. Les femmes et les hommes politiques doivent sans aucun doute rendre des comptes, mais ils doivent aussi bénéficier de l’espace nécessaire pour faire évoluer -sincèrement- leurs positions avec l’évidence.

Nos excuses au pangolin

Kadoorie Farm and Botanic Garden (KFBG)/AFP/Archives – Handout

J’ai découvert l’existence du pangolin en 1986, comme beaucoup d’inconditionnels de Pierre Desproges. Des années plus tard, dans la pénombre de la saisissante galerie des espèces menacées et disparues du Muséum d’Histoire Naturelle, j’ai pu constater qu’il ressemblait bien à « un artichaut à l’envers ». J’ai souri devant sa drôle d’allure en me remémorant la tendre chronique de l’humoriste et conclu de sa présence en ces lieux que nous n’en avions plus beaucoup…

Ces dernières semaines, il est devenu une star malgré lui. Dans une conférence de presse du 07 février, des chercheurs chinois ont avancé qu’il pouvait être à l’origine de l’épidémie de COVID-19. En effet, bien qu’en Chine comme partout ailleurs dans le monde son commerce soit interdit, il y est pourtant chassé pour sa viande et ses écailles, utilisées en médecine traditionnelle chinoise.

Les chercheurs avaient trouvé une correspondance de 99% entre le génome du virus d’un pangolin et celui du virus humain. Mais ces résultats ne prenaient en fait en compte qu’une fraction du génome. Une comparaison du génome complet des deux virus (celui du pangolin et le virus humain) montre qu’ils ne partagent que 90,3% de leur ADN. D’autres études confirment cet ordre de grandeur.

La proximité génétique entre les deux virus est donc insuffisante pour mettre en cause le pangolin, selon Arinjay Banerjee, de l’Université McMaster au Canada. C’est parce que le virus du SRAS partageait 99,8% de son génome avec le coronavirus de la civette que celle-ci a été considérée comme étant à l’origine de l’épidémie, rappelle-t-il.

Alors qui ? Pour l’instant la meilleure concordance (96%) avec le coronavirus humain a été trouvée dans le virus d’une chauve-souris de la province du Yunnan. Les chauve-souris pourraient donc avoir transmis le virus aux humains, mais comme il demeure des différences clés, les scientifiques suspectent un hôte intermédiaire qui n’est toujours pas identifié.

Quoi qu’il en soit, plus que jamais les pangolins sont en grand danger car la population pourrait chercher à les exterminer étant donné le soupçon qui pèse sur eux. C’est ce qui s’est effectivement produit pour les civettes après l’épidémie de SRAS. Pourtant rappelle l’Italienne Sara Platto, chercheuse à l’Université JiangHan à Wuhan, le problème ne vient pas des animaux, mais bien de nos interactions avec eux…

Tout corps plongé dans l’eau…

Photo : EPO

Tout corps plongé dans un liquide subit une force verticale, dirigée de bas en haut et opposée au poids du volume de fluide déplacé, aurait plus ou moins dit Archimède. Mais il aurait pu ajouter : tout corps plongé dans un liquide, pour peu que celui-ci contienne des micro-organismes, se voit rapidement colonisé par ceux-ci jusqu’à être recouvert d’un « biofilm » : on appelle cela « l’encrassement biologique » ou « biofouling ». Des carapaces de tortues aux casiers à crustacés, des coques de bateaux aux mammifères marins : tout est bon pour s’installer !

Si l’encrassement biologique a produit quelques merveilles (les barrières de corail par exemple), il présente aussi des inconvénients majeurs, augmentant par exemple la consommation de carburant des bateaux de 10 à 40%, soit un surcoût annuel de 20 milliards de dollars pour le secteur maritime, sans compter les émissions associées de CO2.

Après avoir effectué un travail de recherche sur la corrosion et le biofouling à l’Université de Technlogie de Delft au début des années 2000, le néerlandais Rik Breur a créé sa société afin de poursuivre ses développements dans ce domaine. Amateur de plongée, il s’est inspiré de l’oursin pour développer un matériau antifouling qui lui a permis d’obtenir le prix de l’inventeur européen l’an dernier.

Ce matériau présenté sous forme de rouleau, comme de la moquette, est composé de microfibres de polyamide sur une face et d’un film auto-adhésif sur l’autre face pour pouvoir l’appliquer sur la coque des bateaux. Dans l’eau, les oscillations continues des « piquants » en polyamide créent une surface peu attrayante pour les algues, les coquillages et autres bernacles, protégeant ainsi la surface du biofouling. La densité des microfibres est prévue pour empêcher la vie marine de se développer entre elles. Il est bien sûr essentiel que ces microfibres ne puissent pas se détacher du revêtement pour ne pas polluer les eaux. Selon Rik Breur, le matériau est efficace aussi bien en statique qu’en dynamique ce qui permet de l’utiliser non seulement sur les bateaux mais aussi sur des structures telles que des plates-formes pétrolières ou des éoliennes offshore.

Une nouvelle fois, l’oursin inspire des développements qui ne manquent pas de piquant.

Pour en savoir plus : https://www.epo.org/learning-events/european-inventor/finalists/2019/breur_fr.html

Ceci n’est pas un sac…

Photo du Gladiator sur le site DELVAUX : www.delvaux.com

Ceci n’est pas un sac, c’est le GLADIATOR de DELVAUX, la « plus ancienne maison de maroquinerie de luxe au monde » puisqu’elle a été fondée à Bruxelles en 1829 soit deux ans avant… la Belgique !

Pour l’édition 2019 du Congrès Tendances Décors et Matières, la Société Française des Ingénieurs des Plastiques (SFIP) avait invité DELVAUX à venir nous présenter ce « guerrier des temps modernes ».

Ainsi ai-je appris que DELVAUX propose chaque année depuis cinq ans une édition limitée en PVC dont le Dark Knight, le Hero ou encore le Champion. Pour le Gladiator Christina Zeller, Directrice artistique de la maison, s’est inspirée de la série Game of Thrones.

Outre le PVC, plus connu du grand public sous le nom de vinyle, DELVAUX a utilisé un TPU et de l’ABS. Les TPU sont des « élastomères thermoplastiques » souples. L’ABS est plutôt rigide et souvent d’un bel aspect brillant (pensez aux capots des aspirateurs par exemple).

Le développement du GLADIATOR a pris un an, selon Didier Jourdeuil, Directeur de la production chez DELVAUX. Le sac fait bien sûr l’objet de nombreux tests, par exemple de portage, de résistance aux UV (il ne doit pas jaunir avec le temps) et le suivi est rigoureux jusqu’à la mise en boutique : aucune rayure n’est tolérable sur ces modèles qui ne sont délibérément pas positionnés comme « entrée de gamme ». La « motivation d’achat doit être le coup de coeur et non le prix », insiste Christina Zeller. Comprenez qu’il vous faudra débourser peu ou prou la même somme que pour un sac monogramme de Vuitton, lui aussi en PVC et beaucoup plus que pour le sac EASTPACK inspiré de l’univers de Blade Runner dont je vous avais parlé l’année dernière .

Il faut croire que le plastique fait encore battre bien des coeurs, en dépit de sa mauvaise réputation actuelle, puisque chacune de ces éditions limitées est un succès. Sept cents exemplaires de la prochaine sont déjà réservés, sur les mille deux cents qui seront produits.

Je leur passerais bien un savon…

Je découvre aujourd’hui l’existence d’un « gel douche en poudre », présenté par ses créatrices comme permettant de : « supprimer l’eau (et oui l’eau coule déjà sous la douche) pour ne garder que l’essentiel, nomade par excellence, léger, pour la salle de gym ou un départ en week-end »… De quoi « révolutionner ensemble la façon de produire et d’utiliser nos produits de beauté. »

Est-ce qu’on ne nous prendrait pas une nouvelle fois pour des quiches ? Ou peut-être sont-ce les deux entrepreneuses en question qui sont un peu tartes ?

Saviez-vous que c’est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que certains ont l’air brillant avant d’avoir l’air con ? Ici, l’adage s’applique parfaitement à l’idée : elle a l’air brillante mais à y regarder de plus près, elle est parfaitement con. Car le produit sans eau, nomade et léger existe depuis des millénaires et s’appelle… le savon. Je confesse que je fais venir les miens de l’Ile de Ré. Au moins sont-ils fabriqués en France par une petite société et contribuent-ils à l’économie locale. Je les transporte aisément partout dans une petite boîte réutilisable. Tandis que le « gel douche en poudre » est vendu dans un emballage plastique jetable. A l’un des internautes qui remarque, comme d’autres, que ce plastique à usage unique est un peu gênant et qui suggère une version « biodégradable », l’une des deux créatrices qui méconnaît manifestement le sujet répond « Oui mais le végétal reste du plastique ni biodégradable , non ? » (sic). Je vous renvoie au besoin à un précédent article sur le végétal, le biodégradable et autres. Mais quoi qu’il en soit, je peux vous dire que cette dame n’a absolument pas conçu son produit de façon responsable.

J’ajoute en outre que les formats « poudre » ne sont pas, loin s’en faut, les plus pratiques à utiliser. Les industriels le savent bien, les particuliers aussi d’ailleurs, si par hasard leur vient une soudaine envie d’éternuer devant un gâteau voilé de cacao. Allez donc manipuler votre sac de poudre sous la douche et revenez m’en parler.

C’est l’exemple type de la course à l’innovation, qui plus est « cruelty free and vegan » bref bien dans l’air du temps mais qui ne peut soulever l’enthousiasme que chez les imbéciles. Je leur passerais volontiers un savon, à ces innovatrices-là, ainsi qu’à leur public béat et naïf.

And the winner is…

Qu’y a-t-il de commun entre les films Skyfall et Ma vie de Courgette ? A minima, l’impression 3D. Fabrication additive et cinéma font bon ménage depuis de nombreuses années déjà et le mois dernier, un Oscar est venu consacrer cette union.

L’Oscar des meilleurs costumes a en effet été attribué à Ruth E. Carter pour son travail sur les costumes du film Black Panther. La créatrice a basé son travail sur l’alliance entre tradition et hypermodernité. Car la civilisation Wakanda décrite dans le film possède une avance technologique considérable sur le reste du monde, alliée à un enracinement profond de sa culture traditionnelle africaine résultant de son isolement. Les costumes devaient donc apparaître totalement futuristes et en même temps complètement traditionnels.

Pour relever ce défi, Ruth Carter a fait appel à Julia Koerner, une designer pluridisciplinaire intervenant dans les domaines de l’architecture et de la mode et reconnue pour sa maîtrise de l’impression 3D de vêtements. Avec l’aide de la société belge MATERIALISE, spécialisée dans la réalisation de pièces imprimées, elles ont créé la couronne (inspirée des coiffes de mariage zulu) et le mantelet de la reine Ramonda, jouée par Angela Bassett. Les pièces ont été obtenues par le procédé dit SLS (Selective Laser Sintering) qui consiste à fusionner une couche de particules avec un laser. Une fois la première couche terminée, une deuxième couche est ajoutée et ainsi de suite, jusqu’à ce que la pièce soit complètement construite. La poudre en question est un polyamide 12, l’un des nombreux éléments de la grande famille des polyamides. Si celui-ci ne vous dit rien, peut-être vous rappelez-vous que je vous avais parlé ici de son petit frère le polyamide 11 et sans doute connaissez-vous leur cousin le plus célèbre : le nylon.

Wakanda -and Koerner- forever !

Photo : MARVEL

Le retour de l’abeille masquée

En cette rentrée 2018, ABC Radio Brisbane relate l’émoi des chercheurs australiens autour d’une  abeille locale, Hylaeus nubilosus, qui pourrait inspirer le développement d’un plastique plus respectueux de l’environnement. Je soupçonne la chroniqueuse de n’avoir pas innocemment écrit que la nouvelle fait le « buzz » parmi la communauté scientifique…

Cette « abeille masquée » (c’est son nom commun) produit pour fabriquer son nid une substance semblable au cellophane, naturellement résistante à l’eau et aux flammes : une particularité qui a décidé Veronica Harwood-Stevenson, passionnée de biologie, à vouloir s’en inspirer pour créer un matériau biodégradable.

C’est ainsi qu’a été créée Humble Bee, une start-up de biotechnologie, basée à Wellington en Nouvelle-Zélande. Car l’idée de Veronica est d’étudier l’ADN de l’abeille, d’identifier les gènes qui lui permettent de synthétiser la fameuse substance et d’introduire ensuite ces gènes dans une bactérie qui produira la substance à grande échelle. C’est sur ce même principe que l’insuline a pu être synthétisée en masse dans les années 70.

A propos du plastique, ou plutôt des plastiques car ils sont innombrables, Veronica déclare qu’ils présentent des propriétés et performances qui les rendent incontournables pour de nombreuses industries et dans la vie quotidienne. C’est exact et personnellement j’aime assez cette vision pragmatique qui consiste à prendre à bras le corps une vérité et à tenter de la contourner intelligemment plutôt que de la nier.

La route sera longue cependant puisque la fondatrice de Humble Bee se donne cinq ans pour obtenir un premier matériau commercialisable. Des fabricants de matériel d’extérieur se seraient d’ores et déjà montrés intéressés, notamment pour la fabrication de toiles de tente.

 

Photo : Veronica Harwood-Stevenson

Pour en savoir plus : How a humble Australian bee could help the world’s plastic problem

Comment transformer un coquillage en cellule photovoltaïque

Prenez pour commencer un oursin plat (genre Mellita) communément appelé « dollar des sables ». Il est essentiellement composé de calcite, c’est-à-dire de carbonate de calcium. A l’état naturel, le calcium peut être en partie remplacé par d’autres ions métalliques chargés positivement comme le magnésium, le zinc ou encore le baryum.

Choisissez ensuite une équipe de chercheurs, par exemple Willem Noorduin et ses collègues de l’AMOLF (un institut de recherche situé aux Pays-Bas). Faites-leur échanger dans la structure de l’oursin le baryum et le carbonate par des éléments bien précis, typiques de certains matériaux synthétiques utilisés pour la fabrication de cellules photovoltaïques. (Pour ceux qui ont quelques souvenirs de chimie, ces éléments sont d’une part le plomb sous sa forme d’ion : Pb2+ et d’autre part un halogénure, c’est-à-dire un ion dérivé d’un halogène comme par exemple le chlore ou le fluor.)

Pour le dire plus simplement peut-être, c’est exactement comme dans certains  commentaires des recettes de Marmiton : tel internaute a trouvé « délicieux » le gratin de courgettes à la feta mais comme il n’aime ni l’une ni les autres, il a mis des tomates à la place des courgettes et de la mozarella au lieu de la feta et franchement, « c’était super, les enfants ont adoré »…

Ici c’est pareil : après avoir substitué chaque ingrédient, les chercheurs ont obtenu une « perovskite » plomb-halogénure, connue comme matériau photovoltaïque à haut rendement, tout en conservant exactement la forme initiale, celle de l’oursin !

La perovskite ainsi obtenue a démontré la même efficacité dans l’absorption et la ré-émission de lumière que les perovksites sous forme de film, suggérant que cette méthode d’obtention pourrait être utilisée pour produire des composants optiques et électroniques en trois dimensions au lieu de deux, ouvrant ainsi la voie à de nouveaux développements.

Photo : Noorduin lab, AMOLF

Pour en savoir plus : Glow-in-the-dark semiconductor seashells

La poésie dans le gobelet

Dans la série « on ne ne dit pas  » (par exemple : on ne dit pas « un potager » mais « un vieil ami »…), on ne devrait plus dire « les matières recyclées » mais « les matières premières secondaires ». Car qui dit « recyclé » pense souvent « déchet », ce qui manque singulièrement d’attrait avouez-le.

Pour rendre le déchet plus attractif et nous convaincre de l’intérêt de la ré-utilisation de nos objets en fin de vie, il n’y a pas que les tours de passe-passe du vocabulaire, heureusement. Il y a aussi des artistes comme l’Américaine Tara Donovan, qui transforme les pailles et les gobelets en plastique, les assiettes en carton ou encore les fils de pêche en œuvres aussi spectaculaires que délicates. Et le plastique redevient fantastique…

Cette photo et d’autres sont à retrouver sur : Collectif textile, Tara Donovan