Betterave n°1

Agronome de formation, Céline Corpel a repris en 2004 la ferme familiale à Amifontaine dans l’Aisne. Accompagnée par PUR Projet et un grand nom français de la cosmétique et des parfums, elle associe un projet d’agroforesterie à la culture de la betterave sucrière.

L’agroforesterie consiste à intégrer des arbres et des arbustes dans les systèmes agricoles de culture ou d’élevage pour améliorer la qualité de la production et la pérenniser. Les arbres restituent notamment de la matière organique via les feuilles qui tombent au sol et la décomposition des racines : 40 % de la biomasse d’un arbre retourne au sol chaque année. La création d’un micro-climat sur la parcelle protège également les cultures et les animaux des stress thermiques et hydriques. L’arbre pourrait permettre d’amortir les accidents climatiques, en partie responsables de la stagnation des rendements des céréales en Europe. Les racines améliorent l’infiltration du ruissellement, limitent l’évaporation du sol…

Cette démarche appliquée à la culture de la betterave sucrière a donc entre autres pour ambition une production d’alcool plus respectueuse de l’environnement.

En décembre 2016, plus de deux mille arbres ont ainsi été plantés : alisiers, aulnes, cerisiers, charmes, cormiers, cornouillers, érables, fusains, noisetiers, noyers, merisiers, poiriers, pruneliers, sureaux, tilleuls, troènes… L’ensemble de la plantation représente environ 7% de la surface de la parcelle, désormais hors culture. Mais le groupe cosmétique qui accompagne Céline Corpel est prêt à acheter plus cher un alcool produit de façon responsable.

On raconte souvent que, quand on lui demandait ce qu’elle portait pour dormir, Marilyn Monroe répondait « Chanel n°5 ». Vous pourriez bientôt répondre à cette même question « Betterave bio n°1 ».

Nathalie Pécoul

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *