Tu fais quoi pour Noël ?

A cette question, Anna Gavalda répond paraît-il « je prends deux kilos ». Joli programme. Mais cette année on va pouvoir changer pour « j’empoisonne mes enfants à moindre frais ».

Le marché des imprimantes 3D connaissant une concurrence féroce, j’ai en effet récemment entendu dans la bouche d’un professionnel « à Noël, on sera en-dessous des 300 € pour des achats coups de cœur pour les enfants ».

Alors qu’il fallait compter près de 2 000 € pour une imprimante 3D personnelle il y a 5 ans, il existe désormais des modèles disponibles dès 200 € : « une aubaine pour les fablabs, les entreprises mais aussi les particuliers qui souhaitent s’équiper d’une imprimante 3D pas chère et découvrir les joies de l’impression par dépôt de fil. »

C’est oublier un peu vite qu’il s’agit de chauffer pour les fondre des matières thermoplastiques qui ne sont pas nécessairement exemptes de danger, comme les scientifiques et les industriels le savent bien et comme je l’avais déjà mentionné dans un article précédent (Les gourous de l’impression 3D me fatiguent). Je rappelle donc simplement qu’imprimer des plastiques en 3D génère des particules ultrafines et des composés organiques volatils plus ou moins nocifs…

Nous ne sommes pas à une contradiction près et je ne serais pas étonnée, parmi les parents qui offriront cette année cet étrange « jouet » à leurs enfants, d’en trouver qui n’hésitent pas à faire le siège de l’école pour réclamer des menus bio à la cantine…

Nathalie Pécoul

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