Wabi-sabi

Le wabi-sabi relie wabi : solitude, simplicité, mélancolie, nature, tristesse, dissymétrie… et sabi : l’altération par le temps, la décrépitude des choses vieillissantes, la patine des objets, le goût pour les choses vieillies, pour la salissure, etc. Le wabi fait référence à la plénitude et la modestie que l’on peut éprouver face aux phénomènes naturels et le sabi à la sensation face aux choses dans lesquelles on peut déceler le travail du temps ou des hommes (selon Wikipédia).

Cette éthique japonaise prône le retour à une simplicité, une sobriété paisible pouvant influencer positivement l’existence, où l’on peut reconnaître et ressentir la beauté des choses imparfaites, éphémères et modestes. Apparue au 12ème siècle, c’est une notion popularisée en Occident ces dernières années par le Belge Axel Vervoordt.

Si vous aimez les bonsaï, la Joconde ou encore le Vieil homme et la mer, alors vous êtes probablement sensible au wabi-sabi.

Vous serez peut-être surpris d’apprendre qu’il s’illustre même dans la décoration des plastiques, comme je l’ai découvert la semaine dernière lors du Congrès Tendances Décors et Matières organisé par la SIA (Société des Ingénieurs de l’Automobile) et la SFIP (Société Française des Ingénieurs des Plastiques). La société PLASTIVALOIRE y a en effet présenté de nouveaux décors inspirés par le wabi-sabi et obtenus par application d’un laser sur des pièces plastiques. Le laser est ici utilisé de différentes façons : pour enlever tout ou partie d’une couche superficielle, graver la surface, provoquer une oxydation ou un « cloquage » localisé… Céramique craquelée, écorce d’arbre, oxydation, tweed : les différents effets présentés sont bluffants et cette photo n’en rend compte que très imparfaitement.

Nathalie Pécoul

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *